Baptiste Pellegrinetti
28 février 2026

Dans ma pratique photographique, l’éthique n’est pas une option : elle est au cœur de ma démarche. Photographier le vivant implique une responsabilité. Je considère chaque plante, chaque insecte, chaque animal comme un sujet à part entière, et non comme un simple objet d’image. Je n’arrache rien, je ne déplace pas les éléments pour « composer » une scène, et je travaille exclusivement avec des insectes vivants, dans leur environnement naturel. L’image ne doit jamais primer sur le respect du sujet.
« Je suis vie qui veut vivre, au milieu de la vie qui veut vivre. »
Philosophe du XXe
Je cherche à me camoufler, à m’intégrer au paysage plutôt qu’à l’imposer. Mes déplacements sont réfléchis afin de limiter le piétinement et l’impact sur les milieux fragiles. Je n’utilise ni bombe de froid ni artifices destinés à figer le vivant, et je ne pratique aucun nourrissage pour provoquer une présence. Je privilégie le mode silencieux de mon appareil pour réduire le dérangement sonore et préserver la tranquillité des lieux.
Cette approche demande du temps, de la patience et une attention constante, mais elle donne du sens à chaque photographie. Mon objectif n’est pas seulement de montrer la beauté du monde naturel, mais de témoigner d’une relation respectueuse avec lui. Photographier, pour moi, c’est observer sans altérer, révéler sans perturber, et laisser derrière soi un environnement intact.
Je n’encourage pas l’enfermement des animaux, mais je reconnais que certains zoos peuvent jouer un rôle pédagogique et contribuer à la conservation des espèces menacées. Toutefois, l’enfermement reste problématique, car il limite les comportements naturels et soulève des questions éthiques. Mon approche privilégie le dialogue et l’éducation, en mettant en lumière les points positifs et négatifs pour faire avancer la réflexion sur ce sujet complexe, toujours avec pour priorité la protection et le respect du vivant.
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